La Suzuki GSR 600

La Suzuki GSR 600 est un modèle de moto produit par le constructeur japonais Suzuki. Le mondial du deux-roues qui s’est tenu à Paris en octobre 2005 fût l’occasion de la découvrir pour la première fois. Quelques mois plus tard, au mois de Janvier 2006, sa commercialisation a débuté.

Cette petite bombe roule au rythme débridé d’un quatre-cylindres en ligne dérivé du moteur de la « 600 GSX-R ». Celui-ci a subi quelques modifications pour offrir un meilleur couple à bas régime et surtout, pour répondre à l’utilisation polyvalente pour laquelle elle est destinée. Après ces modifications, sa puissance atteint 98 chevaux.

Tournée essentiellement vers la production de moto, la marque Suzuki, avec la 600 GSR,  montre sa volonté d’offrir à sa gamme une moto aux multiples usages : un « Roadster ».

Une moto roadster c’est quoi ?

Appelée aussi « Moto Polyvalente », un « Roadster » est classé entre les catégories de motos dites « Sportives » et celles appelées « Routières ». La principale caractéristique d’un « Roadster » c’est qu’il n’est pas conçu pour être confortable. En effet, la maniabilité et la nervosité sont les qualités recherchées plutôt que le confort.

Cette catégorie de moto est généralement reconnaissable par son manque de carénage. Dénudée, la moto exhibe fièrement son architecture constituée par le cadre et le moteur. Elle est également dotée d’un puissant moteur. Habituellement, la cylindrée d’un « Roadster » varie de 600 à 900 cm3, avec une nette domination des 600 cm3.

C’est au début des années 1990 que ce genre de motos a fait son apparition. Auparavant, cette appellation était uniquement utilisée dans le monde automobile pour désigner les cabriolets sportifs. Initialement, c’était les machines de base à tendance sportive qui sont affublées du nom de « Roadster ». Elles étaient alors constituées d’un moteur puissant, deux roues et rien d’autre.

Ce fut le constructeur nippon Suzuki qui créa en premier un modèle de moto de ligne basique à tendance sportive. La mécanique de ce nouveau modèle de moto est plus puissante que celle qui équipait habituellement une basique.

Actuellement, la tendance est à l’accentuation de la sportivité associée à une configuration basique. Les moteurs sont de plus en plus puissants.

Les différents types de « Roadster »

Véritable « Moto moyenne », un « Roadster » ne présente aucune particularité spécifique.  Cependant, il est doté d’une personnalité attachante.

Par contre, pour le rendre plus souple, plus confortable et plus agréable, les constructeurs peuvent choisir de privilégier l’une des caractéristiques de leur modèle, tout comme ils peuvent le rendre plus expressif et exclusif.

Un « Roadster » est facilement modifiable. Il est possible de procéder au changement des dimensions, la taille ou le type de guidon. Il en est de même pour la position des repose-pieds. L’efficacité d’un « Roadster » ainsi que les sensations de conduite dépendent en grande partie de la capacité à comprendre et à modifier ses réglages.

Généralement, la moto est à l’image de son pilote. Le niveau de conduite de ce dernier a une grande influence sur l’ampleur des possibilités de sa moto. Un « Roadster » se commande à l’instinct. Il obéit aux moindres injonctions de son pilote.

En général, les moteurs qui équipent ce type de moto avaient déjà fait leurs preuves sur des motos de version antérieure. C’est pour cela que ces moteurs ne comportent que très peu de nouveautés technologiques, expliquant ainsi les prix raisonnables à l’achat.

En étant une moto « polyvalente » et « moyenne », un « Roadster »  peut rouler en ville et sur route. Ce genre de moto, à cause du manque de protection contre le vent, n’est pas vraiment conseillé pour l’autoroute.

Des moyens d’améliorer la protection d’un « Roadster » existent. Des modèles  de « Roadster » dotés de bulle ou saute-vent, ou encore d’une tête de fourche qui désigne un demi carénage sont proposés sur le marché.

Certains constructeurs vont même jusqu’à recouvrir entièrement  l’engin au moyen d’un bas de carénage. Fagotée ainsi, la moto n’est plus un « Roadster ». Il passe à la classe des GT. C’est le cas de la Honda « CBF 600 Travel Edition », Kawasaki « ER-6 F », Yamaha « FZ1 GT », Suzuki « Bandit 1250 GT ».

Les « Roadsters » avec carénage sont généralement classés dans la version « S ». Celle-ci se distingue des autres par un rapport de transmission finale rallongé. Ce supplément de protection permet de rouler à des vitesses supérieures à celles des versions « N ». Afin de réduire la vivacité des « Roadsters » carénés et d’augmenter leur stabilité, les constructeurs ont eu la brillante idée de rallonger leur empattement.

Quoi qu’il en soit, caréné ou non, un « Roadster » est un concentré de plaisir, de sportivité et d’économie.

Les différentes catégories de « Roadster »

Il n’y a pas de type de motorisation spécifique pour les « Roadsters ». Ainsi, on peut trouver des roadsters :

  • Mono-cylindre, cependant, ils sont rares et de modèles anciens.
  • Bi-cylindres comme les motos « Suzuki SV 650 » et « Gladius 650 », « Ducati Monster », Kawasaki ER-6 ou « Moto Morini ».
  • Tri cylindres : Les moteurs tri-cylindres sont spécifiques de la gamme « Triumph » et « Benelli ».
  • Les moteurs 4 cylindres équipent la grande majorité, notamment les marques japonaises

A l’heure actuelle, il existe trois tendances de « Roadster » :

  • Les roadsters basiques ou dénommés tout simplement « basics » : Cette première catégorie de « Roadster » est très pratique et souvent progressive. De par sa polyvalence, elle est considérée comme une « roule toujours ». Les roadsters 600 de moins de 85 chevaux sont classés dans cette catégorie.
  • Les roadsters sportifs : Cette catégorie est caractérisée par un cadre et un moteur qui sont dérivés d’une moto sportive. Le cadre ou le type de cadre ont été modifiés afin de favoriser la maniabilité et la vivacité. Le moteur, quelle que soit sa cylindrée, a été, lui aussi, revu et remanié pour fournir plus de puissance et de couple à bas et mi régimes. Cette catégorie constitue la grande majorité des roadsters proposés sur le marché actuel. Des fois aussi, un roadster sportif est classé ainsi grâce à son ergonomie, son équipement et le type de conduite induit qu’il est doté.

Cette catégorie rassemble les familles de « Hornet 600 », « GSR 600 », « FZ6 100 ch, ainsi que les roadsters de grosse cylindrée comme la « Z1000 ».

  • Les maxi roadsters : Ils sont caractérisés par leur gros moteur. Ils sont confortables et sont conçus pour offrir un maximum de sensations. Parmi les maxi roadsters, on peut citer la « Suzuki Bandit 1250 », la « BMW K 1200 R », et la « Suzuki B-King ».

Présentation de la Suzuki 600 GSR

La Suzuki GSR 600, c’est la réponse du berger à la bergère. En effet, elle constitue une réponse à la forte concurrence des Kawasaki « Z750 » et Yamaha « Fazer ».

L’ambition de cette GSR 600 n’est pas de révolutionner son segment mais d’assurer le coup face aux deux autres japonaises à succès.

Cette moto est équipée d’un moteur 4-temps à 4 cylindres en ligne et 16 soupapes. Le moteur développe une puissance de 98 chevaux. Il dispose d’une alimentation à injection électronique.

Son moteur, hérité de la GSX-R 600, est relié à un système de refroidissement liquide, une transmission par chaîne et une boîte à 6 rapports. La vitesse maximale de cette sportive est de 250 km/h. Elle abat le 0 à 100 km/h en seulement 3,84 secondes.

La Suzuki GSR 600 est une pure merveille de la technologie. Les dernières technologies en matière de moulage sous pression ont été utilisées pour façonner le cadre en alu. Au-delà de ses dimensions généreuses, la moto est creuse avec une face interne cloisonnée. Elle allie rigidité et légèreté grâce à cet arrangement spécifique.

Le bras oscillant renforcé en aluminium constitue incontestablement la principale innovation de la Suzuki GSR 600. Elle figure parmi les plus belles pièces de cette moto. Cet élément généreusement dimensionné et soigné a permis au constructeur

Suzuki de prouver qu’il est capable de produire une moto polyvalente dotée de capacités sportives. Ce bras, creusé au niveau de son dessin donne le passage à la tubulure d’échappement. Il constitue l’élément le plus distinctif de la GSR 600. En plus de ce bras oscillant, son ergonomie figure parmi les points forts de cette moto.

Les clignotants intégrés sur le réservoir bombé, lui attribuent un gabarit plus proche d’une 100 que d’une 600. Un double échappement encadre le feu arrière et donne à l’ensemble un côté sportif.

Pour confirmer encore plus ses ambitions sportives, en plus de ses pneus sport « Bridgestone BT014 », la GSR 600 comporte une paire d’étriers 4 pistons à l’avant. Et en plus de la détente hydraulique, elle présente comme amortisseur une grosse fourche télescopique réglable en précharge.

Un anti-démarrage codé par transpondeur, assez rare pour l’époque, fait aussi partie des équipements de la GSR 600.

Excepté le compte tour central analogique, le bloc compteur de ce chef-d’œuvre est numérique à cent pour cent. Des fenêtres à cristaux liquides indiquent les deux trips et le totaliseur kilométrique, sans oublier l’heure et la jauge de carburant à 5 niveaux. La vitesse, l’indication du rapport engagé et la température moteur y sont également affichées.

Au début, la moto était disponible en noir, bleu rouge et gris. Plus tard, en 2007, le design a subi une modification. Une moto de couleur bordeaux remplaça celle qui était colorée en rouge, tandis que le cadre gris est devenu noir sur le nouveau modèle.

La GSR 600 s’est toujours imposée comme un excellent « Roadster » sportif. Ce modèle n’a jamais subi ni évolution majeure, ni mise à jour significative au fil de sa carrière. Tout ceci garantit son succès et de sa bonne naissance.

Pourquoi la reine est-elle déchue ?

Les raisons qui ont contribué à la déchéance de la « GSR » sont difficiles à trouver. Il est vrai que ses rivales directes : la Yamaha « FZ6 » et la Honda « Hornet », sont auréolées de fortes réputations lors des comparatifs. Cependant, la Suzuki GSR 600 n’a aucune raison de rougir. Avec le titre du meilleur rapport prix/puissance pour un engin de presque 100 chevaux, la « GSR » dispose d’un atout non négligeable. Elle est la reine des « 100 chevaux » les moins chers du marché.

Chez le constructeur Suzuki, les sigles « GSF » et « GSX », sont utilisés pour désigner les  « Roadsters ». La lettre « R » est spécifique pour les sportives. Le sigle « GSR » est évocateur chez le constructeur d’Hamamatsu. Ces trois lettres représentent vraiment tout car avec ces 3 lettres « GSR », le constructeur japonais  lance  une nouvelle race de machine dans sa gamme.

Et cette nouvelle machine, c’est une  « Naked » avec un moulin de sportive, un « Roadster » bouillant, léger et bien équilibré. Celui-ci circule aisément en ville tout en étant insensible aux pièges d’une petite route de campagne.

Le design de la Suzuki GSR rappelle en plusieurs points les traits de la « B-King ». Équilibrée, moderne avec un petit air sportif,  la Suzuki  GSR séduit mais ne provoque pas de véritables coups de cœur. Vue de très près, cette superbe sportive permet de découvrir un cadre périmétrique en aluminium coulé. Ce beau cadre est articulé à sa base arrière par un bras oscillant digne d’une véritable pistarde. Observée ainsi, elle dévoile également  une partie-cycle plutôt sexy.

La moto Suzuki GSR 600 est à la fois légère, dynamique et amusante. Elle figure parmi les plus belles inventions du constructeur Japonais.  En adaptant le moteur du « GSXR 600 » sur une moto typée « Roadster », Suzuki a créé une sorte de « Bandit » plus léger et  plus puissant.

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